COMMUNIQUE DE PRESSE 010/2017

Le Comité Directeur de la Plateforme P5, organe exécutif, s’est réuni ce 08 Octobre 2017.  Après avoir passé en revue la situation politique et sécuritaire qui prévaut au Rwanda et dans la sous - région des Grands Lacs d'Afrique, le Comité Directeur annonce aux Rwandais, aux amis du Rwanda et à la Communauté Internationale ce qui suir:

1.La Plateforme P5 reste inquiète de la situation politique explosive qui est au Rwanda;

2. La Plateforme P5 dénonce la clique au pouvoir qui utilise le pouvoir pour réprimer et opprimer son propre peuple en se cachant derrière les lois et les institutions conçues et mises en place pour se protéger.La manière dont le président Kagame a lâché ses institutions contre Diane Rwigara lors de la prestation de serment du nouveau gouvernement est encore dans nos mémoires. C’est cette même précipitation qui fait que plus d’un mois après qu’elle est trainée en justice jour et nuit, le Ministère public n’a pas encore de faits concrets à lui reprocher sans oublier le fait que jusqu’à sa comparution le 06/10 dernier, elle n’avait pas non plus pu s’entretenir avec son conseil, droit le plus élémentaire en justice ;

3. La Plateforme P5 rappelle que cette manière de procéder du président Kagame fut la même contre Mme Victoire Ingabire, présidente des FDU – Inkingi avant son emprisonnement quand il déclara que Victoire Ingabire va se heurter sur un mur de lois que Kagame a érigé ;

4. Par rapport aux accusations portées contre les responsables des FDU – Inkingi, la Plateforme P5 rappelle d’abord que le Ministre public altère volontairement sa composition en y incluant les membres de sa guise dans le seul but de lui coller l’étiquette de groupe armé.Comme ce fut également le cas pour Mme Victoire Ingabire, la taupe du FPR infiltrée pour aider le Ministère public à fabriquer les accusations et faire porter le chapeau à la Plateforme P5 a été démasquée, et est actuellement remise en liberté ;

5. La Plateforme P5 réaffirme que seule une alternance politique peut garantir la sécurité et le développement durable au Rwanda. Dans ce sens, elle demande à la communauté internationale à lui prêter main forte en imposant les garanties en matière de libertés d’expression et d’association, comme préalables pour continuer toute coopération avec le gouvernement en place à Kigali.

Fait à Bruxelles, le 09 Octobre   2017

Jean-Baptiste Ryumugabe

Chair Plateforme P5

jean_baptiste36@hotmail.com